L’assurance de votre prêt immobilier est un coût majeur, souvent mal optimisé. Saviez-vous que la façon dont votre assureur calcule votre prime a un impact direct sur le prix total ?
Découvrons les deux méthodes – Capital Initial (fixe) et Capital Restant Dû (dégressive) – et laquelle est la plus avantageuse pour réaliser des milliers d’euros d’économies.
Capital initial : La prime constante de votre assurance prêt immobilier
Le calcul de la prime sur le capital initial est privilégié par les banques pour l’assurance prêt immobilier.
Son principe est simple : la cotisation est fixée sur le montant emprunté à la signature et reste identique durant tout le crédit. Concrètement, pour un prêt de 250 000 euros à 0,30%, la mensualité ne baisse jamais, même quand la dette diminue. Cette fixité offre une visibilité budgétaire.
Toutefois, elle s’avère coûteuse sur le long terme.
En réalité, la prime n’est plus proportionnelle au risque réel couvert. C’est pourquoi cette formule est souvent la plus onéreuse, car elle ignore la baisse de l’encours. De surcroît, adopter ce mode de calcul revient à surpayer la garantie. À l’évidence, comparer les méthodes est crucial. Finalement, l’emprunteur y gagne en clarté.
Capital restant dû : Le calcul dégressif de votre assurance prêt immobilier
Le calcul sur le capital restant dû est la méthode la plus équitable pour l’assurance prêt immobilier. Ce mode de fonctionnement est systématiquement proposé par les assureurs externes en délégation.
Contrairement aux banques, la prime est révisée périodiquement selon le montant restant à rembourser. Certes, la cotisation est plus élevée au début. Cependant, à mesure que le crédit s’amortit, le coût de la couverture baisse mécaniquement. Indubitablement, cet avantage permet de réaliser des économies substantielles en fin de prêt.
D’un autre côté, la transparence financière séduit les emprunteurs avertis souhaitant changer de contrat via la Loi Lemoine. En somme, le risque réel est mieux évalué. Dès lors, le budget de l’assuré est préservé. Finalement, l’équité l’emporte.
Optimiser vos économies avec la loi Lemoine
Optimiser l’assurance prêt immobilier commence par comprendre la différence entre capital initial et restant dû.
D’abord, la Loi Lemoine autorise la résiliation du contrat à tout moment sans frais. Si la banque impose un calcul fixe, l’emprunteur doit étudier une substitution externe. À vrai dire, ce changement allège considérablement les mensualités. En outre, les économies atteignent souvent des milliers d’euros sur les prêts longs.
Partant de là, choisir un contrat évolutif garantit une prime proportionnelle à la dette. Finalement, cette démarche simple protège le budget.
Comparatif chiffré des primes assurance (C.I. vs C.R.D.)
Visualiser la différence entre les calculs nécessite un exemple concret.
Pour un prêt de 200 000 euros sur 20 ans, le choix de l’assurance prêt immobilier impacte lourdement le budget.
Premièrement, la méthode sur capital initial fixe la prime à 50 euros par mois. Le coût total atteint alors 12 000 euros. Au contraire, le calcul sur capital restant dû réduit drastiquement la facture après dix ans. En conséquence, le coût global descend souvent à 9 500 euros, soit 2 500 euros d’économie.
De plus, cette stratégie protège l’emprunteur en cas de vente anticipée du bien. Effectivement, le propriétaire évite de surpayer sa couverture. En résumé, cette option valorise chaque euro investi.
- La prime est calculée sur le montant total emprunté initialement;
- Le montant de la prime reste constant durant toute la durée du prêt;
- Souvent utilisé par les banques (contrats groupe);
- Inconvénient : Ce mode est le plus coûteux à long terme, car la prime ne diminue jamais malgré l'amortissement de la dette.
- La prime est calculée et réajustée sur le montant qu'il reste à rembourser;
- Le montant de la prime est élevé au début et diminue progressivement avec le temps;
- Utilisé majoritairement par les assureurs externes (délégation d'assurance);
- Avantage : C'est le mode le plus économique et équitable, le coût étant proportionnel au risque réel.













